Economie à l’horizon 2022, établir une feuille de route

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La priorité pour une feuille de route économique pour l’Algérie à l’horizon 2022 était au centre des débats, hier, à l’occasion d’une rencontre organisée, à l’hôtel Sofitel (Alger), par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE).

Les experts ont dressé un tableau noir de la situation économique actuelle de l’Algérie qui est selon eux «inquiétante ». Ils insistent à cet effet sur l’urgence de mettre en place une stratégie fiable pour sauver l’économie de notre pays est d’éviter une crise atroce. L’Algérie n’est pas encore en faillite puisque elle recèle d’énormes potentialités pour surmonter la crise, ont estimé les pénalistes. Intervenant lors du premier panel consacré principalement à la balance du paiement et d’équilibre budgétaire, M. Mouloud Hedir, expert a regretté le fait qu’il n’y a pas des statistiques fiables en ce qui concerne le déficit budgétaire. Il dira dans ce sens que le manque ou l’absence des statistiques constitue l’un des problèmes réel pour élaborer une feuille de route afin de booster l’économie nationale. Il a ajouté que le développement d’une économie réel est tributaire en premier lieu d’établir la confiance.
De son côté, M.Rachid Sekak consultant international en finances a souligné qu’il est nécessaire de consolider les finances publiques qui ne sont pas viables, de relancer de la production et des exportations dans le secteur des hydrocarbures, de modification de la gouvernance et des réformes structurelles visant à faciliter la diversification de l’économie, l’amélioration du climat des affaires et le développement du secteur privé.

Il a insisté également sur la nécessité de procéder à la réforme du secteur bancaire et financier et la réforme du secteur éducatif, notamment celui de la formation professionnelle.

Définir le futur projet de société

Pour sa part, M. Souhil Meddah Analyste financier a indiqué que la composante et la tendance des différents soldes intermédiaires de la balance des paiements, ou ceux qui cadrent l’équilibre budgétaire, il devient indispensable d’opter pour une reconfiguration totale ou partielle des facteurs déclencheurs pour préparer une nouvelle orientation des priorités économiques. A ce titre, l’expert a insisté sur la nécessité de se doter d’une prospective pour définir le futur projet de société, en identifiant les potentialités actuelles ou futures tenant compte des orientations géostratégiques, économiques, monétaires et en traçant sur cette base des objectifs précis sur le très court, le court termes, le moyen et le long termes de recadrer les relations bilatérales dans les relations avec les pays ayant un déficit bilatéral important dans un aspect qui passe par les groupes d’importations. Par ailleurs, le Pr Farid Yaïci, intervenant à l’occasion de la tenue du 2e panel consacré au climat des affaires, il a indiqué qu’une économie est appréciée et évalué sur la base d’une série d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs mesurables pour faciliter la comparabilité. Il a ajouté que «les détenteurs de fonds qui cherchent des opportunités d’investissement ont besoin d’informations fiables et précises sur le lieu qu’ils veulent investir». Selon lui, les indicateurs d’appréciation du climat des affaires permettent, en fonction d’une série d’indices, de classer les économies de la meilleure à la plus mauvaise.

Restructuration des entreprises publiques : 220 MD de dollars injectés sur 30 ans

De son côté, M. Abdelmadjir Messaoudi économiste a mis l’accent sur la diversification industrielle, diversification économique, indiquant que celle-ci constitue un des leviers principaux de la diversification économique entendue comme source alternative aux hydrocarbures principale source de revenus extérieurs du pays. Elle n’est cependant pas la seule (cf. tourisme, agriculture, services etc.). Sur la base des principaux résultats des études récentes, divers axes stratégiques ont été formulés et confrontés à la critique du terrain. Sur la base de ces travaux, il sera proposé de discuter des choix stratégiques suivants : de formuler la vision Algerie 2035 des entreprises et la soumettre au débat public de la société et aux pouvoirs publics. Si cette vision correspond aux attentes et défis des acteurs et de la société dans sa diversité, elle pourra mobiliser toutes les énergies et compétences disponibles pour sa réalisation. Pour sa part, M. Mohamed Cherif Belmihoub a insisté sur la nécessité de régler la situation politique actuelle en urgence. «Il faut par un Etat qui doit se retirer de la gestion direct du secteur économique», a-t-il indiqué. Il a regretté le fait que le gouvernement a injecté une enveloppé financière de 220 milliards de dollars sur 30 ans pour la restructuration des entreprises publiques. Selon lui, ni le secteur privé ni celui de public ne peut résoudre des problèmes dans le contexte actuel sans la mise en place d’un nouveau code des investissements qui rendre les choses dans l’ordre. D’autre part, M. Abdelwahab Ziani, président de CIPA a insisté sur la nécessité de réunir toutes les subventions pour en simplifier leur redistribution avec un ciblage optimal et socialement supportable par l’Etat et utile au citoyen.

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